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HMT de Thierville

Les compositeurs du monde entier sont joués par l' Orchestre de l'HMT deThierville (Bach, Mozart, Luly, Beethoven, Bizet, Moussorgsky, Ravel, Strauss, Gainsbour...) elle possède un ensemble baroque, un big band et un orchestre de variété

TEXTE DE PRESENTATION DU GALA 2009

Publié le 13 Mai 2009 par Paul Ewangue

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs bonsoir, nous sommes tellement heureux de vous retrouver pour vous conter les merveilleuses aventures qui nous sont arrivées depuis notre dernière rencontre. Qu’avons nous fait pendant tout ce temps ? Hé bien nous avons fait un rêve, le rêve que nous aurions enfin la possibilité de voyager dans le temps, que nous voguerions sur la Santa Maria (dont vous pouvez admirer la voile principale derrière l’orchestre Œuvre de la talentueuse Nathalie Sogny que je vous demande d’applaudir très fort) pour découvrir l’Histoire du monde en temps réel et ce rêve est devenu réalité grâce à la musique !!

Je vous sent incrédules, prêts à me soutenir que cela est impossible, qu’il ne suffit pas de vouloir une chose pour qu’elle se réalise. Il y a tellement de choses qui paraissent impossibles jusqu’à ce qu’un homme s’écrie « Si, nous pouvons !! » et puis cela marche comme par enchantement, ou cet autre qui soutiens nerveusement qu’ « ensemble tout est possible ! » et, comme par désenchantement on s’aperçoit que oui,… même le pire !!

 

Et puis ce troisième qui ne parle pas beaucoup, petit par la taille mais grand par le génie politique et militaire,  qui a fini, à la fin par percer notre secret et qui est venu se perdre quelque part dans le maquis de notre époque en ne nous laissant que cette missive qui commence en ces termes : ( Je vous épargne l’accent !!)

 

«  Musiciens thiervillois, je suis content de vous ! Public, du haut de ce concert, 40 siècles te contemplent. Tu y croisera une foultitude de figures historiques autant que de quidams et de manants, tu auras le loisir de courtiser des reines, d’être inviter à la table de rois et d’empereurs où tu veillera à éviter le poison qui se cache dans ces dîners… presque pas frais. Tu feras la révolution, l’amour, la guerre, tu t’abreuvera de saqué, de vodka ou de vin de champagne, avec modération. Tu quittera la belle Lili, tu retrouvera le beau  Rayan et tu dansera le rock ou la barcarolle au grand bal de l’Histoire avec un grand H ! Mais ça c’est interdit même avec modération !!

 

Quant à moi je te laisse, je ne tiens pas à retourner dans mon époque. Les coalitions, les Trafalgars, les waterloos, les welligtons, par sainte Hélène j’en ai soupé. Alors si tu me cherche, tu me trouvera près d’Ajaccio ou j’ai loué un bon appart. Et ouvert la Paillotte « chez Bonnie » près de la gendarmerie.

 

Si tu veux connaître les détails de mon voyage dans le temps avec les musiciens thiervillois écoute le chef, il te lira la suite de cette lettre tout au long du concert. Tu le reconnaîtra facilement, c’est celui qui ressemble un peu à Tousaint Louverture et qui agite les bras.

 

HYMNE AU SOLEIL (The Dino swingers Big Band)

 

Cher public, est tu bien installé, bien, dans ce cas je vais te parler d’un temps que les moins de 400 000 ans ne peuvent pas connaître, tout a débuté il y a quelques millions d’années avec le sacré big bang, période particulièrement jazzy qui vit naître la vie sur notre belle planète. J’y était et j’ai vu et entendu une chorale de  T-Rex chanter les louange du roi Soleil sans qui rien n’est pas possible, j’ai d’ailleurs ramené mon ami Robert qui nous accompagne depuis l’année dernière. Avec des dents neuves s’il vous plait !  Son dentiste s’appelle Sylvie et il nous coûte une fortune en couverture sociale et en dentifrice !!

 

PARADE OF THE CHARIOTEERS (période Rome antique)

 

Avec le joli vaisseau de l’H.M.T., j’ai repris mon voyage spacio - temporel et j’ai vu Rome la magnifique, la Rome antique, en deux mots s’il vous plait parce que question romantisme, ces gens là ne s’y entendent pas vraiment. Violence, débauche, trahison, assassinats etc… mais en même temps, un sens de la beauté indéniable et un sens politique affûté passant par l’abrutissement des masses populaires, gavés de spectacles parlant aux plus bas instincts du genre humain. Du pain et des jeux : du Berlusconi avant l’heure.

N’empêche que le Colisée pas en ruine ça en jette ! Le grand prix de Rome,  je l’ai eu mais avec Ben Hur en pôle position. Je sais j’entends déjà les commentaires : Arrête ton char ! etc… etc… Mais le char  je l’ai ramené  et je suis monté dessus… Ah bon !? Toi aussi mon fils !!

 

 

ESQUISSES MEDIEVALES (moyen âge plutôt moyen)

 

Ne sachant pas encore très bien manœuvrer ce vaisseau je n’ai parcouru, au départ que des distances modestes. Je suis arrivé pile poil dans la chambre des dames où un troubadour pas plus amateur de charmes féminins que de fromage hollandais (Oui, la chambre d’édam, j’ai essayé avec emmental et ça ne marche pas !!), Un troubadour disais – je, chantait magnifiquement l’amour courtois. Une chance, j’aurais tout aussi bien pu tomber dans la tour de Nesle et passer pour un des amants des charmantes belles filles de Philippe le Bel (Vous savez, le roi qui vous fusillait du regard).

MARCHE DU SACRE DE NAPOLEON 1er / BONAPARTE (rendez - vous le 18 brumaire pour une petite sauterie impériale)

 

Je m’était à peine mis a voyager dans le temps que ma Joséphine me manquait déjà affreusement. J’ai donc eu envie de revivre toute mon aventure en commençant par le plus beau jour de ma vie : le 2 décembre 1804 où je me couronne seul et fait de Joséphine mon Impératrice au nez et la barbe de Pie Sept et de tous les aristos d’Europe.

Ce que ne savais pas c’est qu’il allait falloir me repasser tout le film avec ses jours de gloire mais également les moins reluisants. Enfin je préfère vous raconter tout cela en musique … 

 

 

ALLEGRETTO DE LA 7ème SYMPHONIE DE BEETHOVEN (good morning viêt nam)   

                              

Je me suis quelque peu perdu dans une époque troublée, avec une guerre qui ne dit pas son nom, où la meilleure armée du monde libre s’enlise. J’entend la musique de Samuel Barber dans platoon, celle de Wagner dans apocalypse now, j’entends la Mickey Mouse March dans full metal jack et, faisant le lien entre tout cela, de vraies images en couleurs issues d’un vrai reportage dans lequel la musique de Beethoven  ajoute encore au drame.

 

Ce Beethoven qui m’avait dédicacé son héroïque avant de me traiter de tyran, j’irai bien lui crier dans l’oreille, même si ce n’est pas sûr qu’il m’entende, « Good morning vieille carne !! »

 

HARMONIE ET CHŒUR MIXTE (Amerigo et Christophe / le second en pire ! le pouvoir des marguerites)

 

J’ai rencontré ce bon Amerigo ainsi que ce brave navigateur Gênois qui a découvert l’Amérique une bonne fois pour toute dans la nuit du 11 au 12 octobre 1492, après Vespucci et même les vikings voire les égyptiens… en attendant c’est le seul qui ait inspiré Vangelis, si c’est pas une preuve ça ! Quant à ses  bateaux, c’est un peu comme pour les Rois mages, on a toujours tendance à oublier le nom du troisième… Moi je m’en souviens pour les avoir vus … Alors la Niña, la Pinta et…. Et… la Santa Maria bien sûr !!!

Puis, je me suis rendu à la cour de mon neveu, Napoléon le petit ou Barzingault pour les plus virulent du genre Victor Hugo. Voilà un quidam qui a réussi le tour de force d’être à la fois le premier président de la république française élu au suffrage universel et le dernier Empeureur. Quand je vous le dit : ce Bougre là était Pu Yi jusqu’à la moelle. Mais son époque n’était pourtant pas triste grâce notamment au Génialissime Offenbach dont la musique incite à la fête et parfois à l’amour comme dans cette gentille Barcarolle. Comme on dit à Sedan « Napoléon III, Le second… en Pire ! »

Enfin, j’ai traversé l’Atlantique pour finir à Broadway déguisé en chat afin de conter fleurette à la belle Barbra Streisand (Entre nous elle fait un peu plus que son âge…) … Que voulez vous, j’ai toujours aimé les femmes… Joséphine, Marie – Louise et la sublime Maria Walewska une polonaise a damner l’âme d’un Chopin et mettre le feu à ma mémoire.

 

 

DANY BOY (une guiness à l’orange et du monde au balkans)

 

Belfast, IRA, shin feign, Dublin,  U2, Bloody Sunday, autant   de mots qui me sont étrangers et d’idées que je ne puis comprendre moi qui me fit garant des cultes. Par contre, l’attente du retour d’un fils parti combattre au loin par un  père aimant, parle plus au petit caporal. Et puis qu’est – ce c ‘est que ce nationalisme, cette partition de l’Europe alors que moi je n’ai cherché qu’à l’unir, oui d’accord un peu à ma botte, mais sans autre idéologie que celle de la Révolution. Tout cela ne m’inspire qu’une pointe d’humour désabusée : « du monde aux Balkans dégustant une Guiness à l’orange ». On  dit qu’il ne se débrouille pas si mal ce grand Mathieu… Laissons lui donc la place pour sa première grande confrontation au public. Vas, petit, que la force soit avec toi… Non ça c’était l’année dernière !! (Thème du gala 2008 : Fantastique et science fiction)

 

 

LILI MARLEEN (Du 16 Verdun Strasse au 39 rue de Berlin)

 

 

J’en ai connu des cantinières, plus ou moins farouches, ces figures indispensables au moral des guerriers de toutes les époques. Mais au fil du temps elles ont inspirés un peu plus de romantisme au piou piou et au biffins de toutes les armées du monde. Ainsi pendant que les poilus chantaient la jolie Madelon, un fridolin de la tranchée d’en face s’épanchait dans un de ses plus déchirant poème, sur le destin de ses amours avec la Belle Lili et la superbe Marleen. Ni une ni deux, des deux fringantes teutonnes, il fit la figure la plus emblématique de la fiancée qui rend un peu plus supportables les turpitudes de la guerre.

Cette chanson mise en musique des années plus tard connu un immense succès tant au sein de la werhmracht que de la royale Navy ou de l’U.S. Air Force au moment de la deuxième guerre mondiale. Les nazis, qui sont des abrutis comme chacun sait, ont bien tenté de l’ interdire, en vain bien sûr et, la grande Marlène Dietrich qui les détestait en est devenue à jamais l’icône incontournable.

Les musiciens thiervillois qui ont toujours tout en stock ont égalament leur Marleen en la personne d’Audrey Mercy. Ils se sont en plus payé le luxe d’avoir Pauline Moniot, en guest star, à l’accordéon… pour la french touch.

 

BAND OF BROTHERS (Made in Normandie)

 

Dans mes pérégrinations, je me suis retrouvé en Enfer au matin du 6 juin 44. Mais qu’été – je venu faire dans cette galère, moi qui avait connu Friedland et la Bérézina et qui voulu débarquer en Angleterre, je n’aurai pu imaginer cela. En tout cas ça m’a fait tout bizarre de me retrouver du côté des britaniques, avec un grognard des temps modernes nommé William S. Evans de la 5ème Compagnie dite : la Easy , du 506ème Régiment d’Infanterie Parachutiste de la 101ème Division Aéroportée Américaine. J’en suis devenu aussitôt le Brothers in Arms, de la plage d’Omaha jusqu’au Nid d’Aigle de l’autre heu …  enfin on s’est compris ! En somme, une amitié solide made in Normandie !

 

LA CARMAGNOLE  ET LE CA IRA (Escapade tragique à Varennes)

 

Tiens voilà une époque que j’ai vraiment connue pour le coup (si je puis m’exprimer ainsi… ben oui, rapport au coup d’état de 18 brumaire) Parce que, entre nous c’est un peu de ma faute si tout cela a pris fin… d’un coup…

Je me souviens des sans culotte hurlant qu’on les pendra à la lanterne les aristos et puis on danse la carmagnole à Paris, et que je te prend la Bastille et que je te décrète la République.( La France à perdu la tête ou quoi (Désolé pour le vilain jeu de mots) … pour un peu, comme disait le grand Charles, c’était la chienlit J’ai eu tôt fait d’y remettre bon ordre … à coup de canons. Vive le son du canon qui disaient….

 

TAMBOURS / EVOCATION DU 14 JUILLET 1989 (des hommes Jean Paul Goude ou quand Robert Goutte fait déborder le vase)

 

Et voilà qu’il remettent ça en 1989 pour fêter le bicentenaire de la révolution française à grand renforts de Jean Paul Goude, Robert Goutte, de Jessie Norman et d’une pléiade de tambours venu de toute la France défiler sur les Champs Elysée. Si je vous assure que c’est vrai d’ailleurs je vous en ai ramené deux spécimens des plus fameux qui vont vous faire revivre un peu de ce moment avec Six – Quatre – Deux / 14 Juillet / La Troisième Marche réglementaire de 1884 et, j’ai failli me vexer !!,  l’excellent Rigodon d’Honneur de l’époque de moi même. Alors Patrick Laurent et Gérald  Lièvre paraissez tels les tambours d’Austerlitz, sous le soleil exactement !!

 

 

CHŒUR MIXTE

Tiens voici venir le chœur antique et magnifique des vestales de la glotte et des Apollons du trémolo. Comme vous pouvez le constater j’en ai fait venir de tous les siècles…. Mais non, je ne parle pas de leur âge mais uniquement de leurs tenues.

Malgré tout, ceux – ci ont su mettre en commun leurs talents pour aller encore plus loin ensembles sous la houlette de l’inénarrable Sylvie, le catalyseur de génie sans particule, Dupuis s’écrit d’ailleurs attaché, mais régnant sans partage sur le royaume des voix.

 

Avec ses choristes, globe trotteurs du temps, elle nous propose, ici et maintenant. Ultreia et Suseia de Rubèn Velasquez et pense à l’instar de Michel Fugain qu’elle n’aura pas le temps de visiter Bruxelles avec le Grand Jaques.

 

N’en croyez rien, pour la musique, les choristes thiervillois prennent toujours le temps qu’il faut et il vous font toujours voyager à la seule force de leur voix qui vous envoie souvent bien plus loin que Bruxelles… avec la charmante Karine Rousseau pour tenir le clavier.

 

 

BIG BAND (Sex, drugs and rock and roll)

 

Après le magnifique Liberté, Egalité, Fraternité, le beaucoup moins drôle Travail, Famille, Patrie,  j’ai entendu, dès la fin des années 50 et ce, jusqu’à l’apparition du Disco et du Hip Hop, ce slogan un peu réducteur pour qualifier les espoirs d’une jeunesse simplement désireuse de se libérer du carcan parental et sociétal ; ce slogan qui disait donc Sex, Drugs and Rock and Roll. Moi qui suis petit et trapus, je me prends à rêver d’avoir le déhanché diabolique du King et d’ enlever la belle Sylvie ( pas Basset, Vartan ) dans ma Locomotion jusqu’à Lundi, Lundi …. Mais je ne tiens pas à finir par jouer le rock du bagne !!

 

 

HÄNDEL SPECTACULAR (le siècle des sunlights)

 

Voilà, ça recommence, chaque année est dédiée à un compositeur différent et cette année c’est le grand Georg Friedrich  Händel.

 

Je l’ai bien connu, lorsque j’ai visité le 17ème  et le 18ème siècles . C’était un véritable globe trotter et sans doute un citoyen européen avant l’heure. Mais c’était aussi, et ça on le sait moins, un fieffé trafiquant d’import export, et pas des plus fréquentables. En effet, on dit dans les milieux autorisés et les autres, qu’il aurait lâchement piqué un thème que Lully destinait au grand Louis pour le vendre sans scrupules à la famille Royale d’Angleterre. Gravissime quand on sait que l’objet du délit n’est autre que le fameux « God save the king »

 

Une honte !! c’est un peu comme si Madona téléchargeait illégalement le dernier Christophe Maé pour le refourguer au prince william. Mais que voulez vous, on ne peut rien attendre d’honorable  d’un allemand qui réclame la nationalité anglaise fût – il un génie !!

 

MARCHE BOU SHU (Hiroshima mon amour)

 

Ceux qui m’ont bien souvent traité de tyran ont pourtant atteint le paroxysme de l’horreur en 1945. Après être pourtant venu à bout d’une nation européenne à l’ idéologie monstrueuse, prônant l’extermination raciale et pour en finir enfin avec  son allié asiatique tout aussi dévoyé, le monde libre s’est résolu à employer l’arme absolue.

 

Mais les japonais ont su rebondir et rattraper économiquement,  en un rien de temps, leurs ennemis d’hier en alliant,  comme aucun autre peuple au monde, tradition et modernité. J’ai assisté à la cérémonie du thé en compagnie d’une charmante geisha  au nom imprononçable, que j’ai appelée Bout de chou, et dont l’I phone ne cessait de sonner.

 

KALINKA (K.G.B. versus C.I.A.)

 

Ah époque bénie que cette guerre froide pour les réalisateurs de film d’espionnage. Le beau James et tout ses amis du MI 5, de la C.I.A., de la D.G.S.E. voire du M.O.S.S.A.D combattent à qui mieux - mieux les affreux espions venu du froid via le K.G.B.. Il y en a d’ailleurs quelque uns dissimulés parmi les chanteurs des chœurs de l’Armée rouge vous savez ceux qui chantent si bien Kalinka. Cette petite baie rouge de sorbier craque parfois sous la dent comme une capsule de cyanure quand l’espion est démasqué … à moins qu’il ne passe à l’Ouest…

 

DRUMBO (tambour battant vers le futur)

Tout les voyages ont une fin, même ceux qui nous font explorer le temps. Cher public il est temps de te quitter. Toi, tu vas rejoindre tes froides pénates et moi, ma paillote sur ma douce plage corse. Que la nuit te soit douce ! Je te salue moi qui envisage désormais l’avenir tambour battant.

 

Signé Napoléon Bonaparte ex petit caporal ex empereur… Patron d’établissement de restauration rapide à Ajaccio.

 

 

 

Rappel : THE STAR AND STRIPES FOREVER (Un petit pas pour l’Homme, un grand pas dans la 5ème Avenue)

 

 

Textes originaux : Paul Ewangue. Ecrits entre le 1er et le 8 mai 2009
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